Smoking ? No smoking ? Vaping !

Admettons que vous ayez lu mon premier article, où je vous expliquais comment et pourquoi j’avais arrêté de fumer avec une cigarette électronique, et que vous vous disiez "Hey, pourquoi pas" ou bien "Tiens, je vais montrer ça à mes potes fumeurs.".

Merci, c’est gentil.

Je vais essayer de vous expliquer ici les "erreurs" de débutant qu’on peut facilement éviter, comment ne pas reprendre le clope alors qu’on a commencé à utiliser la e-cigarette, comment, au final, faire de réelles économies par rapport au tabac et surtout, comment prendre du plaisir à vapoter.

NB : je ne juge pas le matériel ni les liquides e-cigarette, encore moins les revendeurs et les commerciaux, je fais le constat de ma propre expérience et j’en tire les leçons.

J’ai acheté un kit Ego C dans une boutique e-cigarette à 79€.

Non seulement j’ai trouvé ça très coûteux, mais en plus, au bout d’une semaine, je me suis aperçu que l’accessoire pour vapoter fourni dans le kit n’était pas très performant.

J’ai acheté deux "clearomiseur" très pratiques et bien plus agréables à utiliser, mais ils m’ont eux aussi coûté très cher. Ensuite, j’ai acheté un, puis deux, puis trois e-liquides par semaine, et au bout d’un moment, je me suis dis ….

J’adore vapoter, c’est génial, mais bordel de pompe à merde, c’est quand même dispendieux.

Comment faire pour éviter cette erreur ?

Tout d’abord, si vous avez des utilisateurs d’e-cigarette dans votre entourage, demandez leur de vous faire tester leur matos, ou même de vous prêter une batterie et un accessoire de vape rempli de e-liquide pour quelques heures.

Vous saurez si vous aimez la vapeur froide, si vous préférez tirer de grosses ou de petites bouffées.

Si vous êtes en région parisienne, vous pouvez vous inscrire à un vapéro, où se rencontrent les usagers d’e-cigarette.

D’autres sont organisés dans toute la France, checkez Facebook.

Gardez à l’esprit que, les deux premières semaines vous aurez besoin :

  • d’une batterie (peut s’emprunter)
  • d’un chargeur (peut s’emprunter)
  • d’un conteneur de liquide (atomiseur ou clearomiseur, peu importe, l’objectif c’est de tester les sensations) (peut s’emprunter ou s’acheter, environ 5€)
  • de 3/4 e-liquides : un tabac, un fruité, un mentholé, un gourmand (à acheter, par contre).

De toute façon, vous allez probablement terminer votre paquet de cigarette, en acheter un par sécurité, puis alterner avec un peu d’électronique, décider qu’en soirée, ça le fait pas, s’apercevoir qu’au boulot, c’est super, mais que la batterie se vide rapidement … bref, une dizaine de jours de tangage en perspective, mais tenez bon.

Ces deux semaines passées, vous décidez que ce truc n’est pas fait pour vous, vous rendez son matériel à votre pote, et vous achetez un paquet de cigarettes.

Je ne vous en tiendrai absolument pas rigueur, chacun fait comme il veut, peut être que vous réussirez mieux avec des patchs, des gommes, ou un inhalateur, peut être que vous serez et resterez un fumeur heureux, moi je dis super, tant mieux, on vend la caravane.

Par contre il vaut mieux partir maintenant sinon vous allez vous ennuyer avec ce qui suit.

Ok, mettons que vous êtes séduits par la cigarette électronique, vous écrasez votre dernière clope, et vous vous sentez prêt à cracher uniquement de la vapeur parfumée.

C’est CHOUETTE.

Vous pouvez rendre son matériel à votre pote, lui faire des bisous sans tabac, et investir.

Consultez les forums d’utilisateurs et posez toutes sortes de questions, même les plus absurdes.

Vous y serez accueilli avec bienveillance et sans aucun snobisme, le monde de l’e-cigarette, s’il n’est pas tout à fait celui des bisounours, n’est pas encore devenu un repère d’élitistes qui vous regardent de haut si vous exhibez votre matériel de débutant (mais ils vous diront quand même quoi faire pour l’améliorer).

Consultez aussi les sites de l’AIDUCE pour les informations autour de la santé et les actualités, ainsi que le blog de Jacques Le Houezec, tabacologue spécialiste de l’e-cigarette.

Prenez vos références de matériel et retournez sur Internet. On y fait des économies substantielles, malgré un investissement de départ d’environ 50€. les sites que je mets en liens ont été testés et approuvés par moi même.

Il vous faudra désormais :

- Deux batteries rechargeables, de ce type, d’au moins 1100mAh ou bien un Mod : une grosse batterie, avec des accumulateurs très puissants, au voltage variable pour produire plus ou moins de vapeur, et une autonomie remarquable (il en existe de tous les types, avec des prix variables, ne mettez pas plus de 50 balles pour commencer, vous verrez bien après si vous désirez quelque chose de plus performant).

- Un chargeur de batterie pour les Ego, ou un chargeur d’accumulateurs pour les mods. Prenez directement du port USB, qui vous permettra de le charger au bureau, branché à votre ordinateur, ainsi que l’adaptateur secteur pour la maison (tips : utilisez celui de votre smartphone).

- Au minimum 3 cleromiseurs ou cartomiseurs, parce que votre consommation de liquide va désormais remplacer celle du tabac, et que vous allez en vaper un le matin, un l’après midi, et deux le soir, tous différents, parce que vous commencez à vous apercevoir que vous aimez bien changer d’arôme au cours de la journée.

- Une dizaine de résistances de rechange pour vos cleoromiseurs, qui ne sont pas éternels, et qui finissent par s’encrasser à cause du liquide.

- De quoi fabriquer votre propre liquide.

Non, ne partez pas, vous n’allez pas faire exploser votre maison, ni vous trouer la peau, ni assassiner vos enfants.

Ce n’est pas plus compliqué ni plus dangereux que de fabriquer vos propres produits d’entretiens.

Je fabrique mes liquides depuis deux semaines et, hormis quelques couacs de type  "Ha, mais c’est fade." "Ha mais tiens en fait ça j’aime pas" je vais très bien, et je n’ai toujours pas repris la cigarette.

  • Voici un premier guide pratique, très complet, qui vous dit, grosso modo, de quoi est composé l’e-liquide qu’on met dans les cigarettes électroniques, pourquoi c’est économique, et surtout pourquoi c’est rigolo de les fabriquer soi même.
  • Voici un forum de Do It Yourself, avec des tests d’arômes, des avis, des vidéos et des recettes toutes plus attirantes les unes que les autres.
  • Voici enfin et surtout une boutique formidable, tenue par Julien et Claire, deux stéphanois généreux et inventifs, qui s’occuperont de vous de manière personnalisée et qui vous livreront en deux jours.

Comment ça se passe, pour moi, maintenant ?

Bien !

J’ai apprivoisé mes cleromiseurs, je sais les remplir, les entretenir, et changer les résistances. Mon prochain objectif c’est d’apprendre à les réparer.

Ma consommation est la suivante : deux cleromiseurs au boulot, et deux le soir. Environ 5/6 ml de liquide par jour, dosé entre 6 et 11mg de nicotine. Je vais essayer dans les prochains mois de consommer des liquides sans nicotine pour être complètement sevrée. Je vous dirais si ça marche, mais je ne m’impose rien.

Pour moi il est plus important d’avoir arrêté le tabac, ça ne me dérange pas d’être toujours dépendante à la nicotine.

J’ai deux recettes que j’ai fais moi même et que j’aime beaucoup : un "tabac pomme chicha", et un fruité "orange pamplemousse" et quelques autres en cours de maturation. Mes goûts sont très changeants pour le moment.

Je reçois ce soir mon premier mod, donc à priori, ce que je considérais comme une méthode de sevrage agréable, surprenante et diablement efficace devrait se révéler être un plaisir quotidien.

Je terminerai en citant cette lettre de l’AIDUCE adressé aux eurodéputés de la commission ENVIE, chargée d’étudier et de réglementer l’usage de la cigarette électronique dans l’Union Européenne.

Avant de devenir vapoteurs, le seul lien qui nous réunissait était le fait de fumer. En tant que fumeurs, les autorités, comme moyen de lutte contre le tabagisme, encourageaient le reste de la société à nous traiter comme des parias.

Aujourd’hui, nous avons découvert une pratique que nous apprécions et qui, selon les études les plus récentes, est infiniment plus saine que le tabac et qui ne cause aucun tort à autrui. Pour beaucoup parmi nous, c’est devenu un hobby, y compris pour ceux qui préfèrent utiliser des liquides sans nicotine.

En résumé, je suis pleinement satisfaite de mon usage de la cigarette électronique, malgré quelques erreurs au démarrage qui, comme je viens de l’expliquer, peuvent facilement être évitées. je ne suis pas médecin, mais je la recommande à quiconque aurait besoin/envie de diminuer ou de stopper totalement la consommation de tabac.

Je reste bien sur à votre disposition dans les commentaires si vous avez des remarques, ou des questions.


Smoking, no smoking

Je me souviens de celui qui, en recrachant sa fumée, produisait une sorte de crrrrrrr parce que son ex faisait ce bruit là et que c’était un souvenir tendre, ça me dégoûtait un peu mais je laissais faire, moi j’ai toujours suivi le conseil de ma mère, tu aspire légèrement, parce que si tu tire trop tu vas avoir des rides autour de la bouche, et je la soufflais toujours en l’air, sur le coté droit, rapidement, jusqu’à ce que je décide d’adopter le style dragon, en évacuant tout par le nez, particulièrement lorsqu’on me regardait.

J’ai toujours trouvé bizarre qu’on dise "un clop", j’étais adhérente au CM1 du club pataklop, je trouvais déjà ça nul à l’époque, quand à cibiche, c’était un idiome de vieux chanteur des années 60, et pourtant j’adore les mots de Jacques Higelin quand il les aime bien épaisses, roulées comme une papesse.

J’ai chéri cet univers.

Jeudi 23 mai.

J’ai vérifié hier soir ma réserve de cigarettes, il reste trois paquets, assez pour le week end, mais il faudra que j’aille en Allemagne lundi pour racheter une cartouche.

Je prends le temps de lire cette étude sur la cigarette électronique, plutôt encourageante et plus précise que les articles qui paraissent dans la presse généraliste et qui restent prudents, en l’absence d’étude toxicologique.

Le sujet m’intéresse depuis quelques temps, je vois plein de gens dans la rue avec leurs petits narguilés portatifs, plusieurs potes s’y sont mis et me font des retours positifs.

Objectivement, je n’ai pas vraiment envie d’arrêter de fumer.

J’ai déjà essayé, en 2005, j’ai réussi à rester abstinente pendant 18 mois, mais l’arrêt, géré avec des patchs et des gommes, m’avait laissé triste, anxieuse, insomniaque. Je trouve que j’ai une consommation moyenne (plus ou moins 10 clopes par jour) et que l’impact sur ma santé n’est pas encore préoccupant.

Par contre, trois trucs commencent à me déranger :

- Je suis souvent, hormis sur mon lieu de travail, la seule à fumer dans mon entourage. Mes amis sont d’anciens fumeurs repenti qui ont arrêté "comme ça, un jour, d’un coup", fumeurs occasionnels du style je te taxe une clope en soirée mais je fume jamais sinon ou non fumeur. Pas encore montrée du doigt, mais pas encouragée non plus.

- Même si je m’approvisionne en Allemagne et que je surveille ma consommation, c’est tout de même 96 euros mensuels qui partent en fumée, et que je commence à avoir vraiment besoin de réemployer ailleurs, par exemple, dans des billets de trains pour aller voir mon époux ou pour partir en vacances. Bref, la clope, même si je ne fais plus attention au prix depuis longtemps, parce qu’elle est intégrée dans mon budget au même titre que mon abonnement téléphonique ou que ma facture d’électricité commence à mordre sur mes loisirs et mes plaisirs.

- Le plaisir, justement. Sur toutes les clopes que je fume, on va dire que 10% d’entre elles me font vraiment sourire à la vie. Les autres sont là pour réguler le manque.

Dans ces conditions, je pense être mûre pour un vrai travail sur ma relation avec le tabac. C’est un peu comme dans un couple, finalement. Y’a un moment où on sent bien que ça ne va plus, soit on fait l’autruche, soit on met les choses à plat et on en parle.

Le déclencheur : mon mari a arrêté de fumer quelques jours plus tôt. Je suis heureuse de sa décision, mais je me demande comment gérer ma consommation sans l’importuner. C’est en effet moins par altruisme que par égoïsme (je n’ai pas envie que, tout adorable et tolérant qu’il soit, il me fasse la moindre remarque sur l’odeur, je n’ai pas envie de descendre fumer dans la rue ou de passer pour une effroyable toxicomane en fumant frénétiquement à la fenètre) et aussi parce que les moyens de sevrage recommandés par les organismes de santé n’ont pas fonctionné la première fois, que je pousse la porte d’un revendeur agréé de cigarette électronique en sortant du boulot.

Le vendeur est sympa, pas culpabilisant, accueillant. Je sais bien qu’il va me servir un discourt marketing formaté, je suis parfaitement consciente que l’e-cigarette n’est pas un médicament, donc j’expédie l’achat presque aussi rapidement que celui de ma cartouche habituelle. Je prends un coffret à 79€ qui contient :

- deux batteries Ego-C rechargeables avec port USB / secteur

- 5 atomiseurs (qui, une fois chauffés, produisent la petite fumée)

- 5 réservoirs à liquide en plastique, dont j’apprendrai plus tard qu’il s’agit de cartomiseurs de type tank, et qu’ils sont assez décriés par les usagers.

J’y ajoute un liquide de 10ml, concentré à 11mg de nicotine, parfumé "tabac blond", 6€. Malgré les recommandations du commercial, qui m’assure que choisir un parfum exotique genre melon, framboise ou piment renforce le dégoût du vrai tabac, je n’ai pas été séduite par les différentes fragrances testées. Une autre fois, peut être.

Je trouve la facture un peu costaude. J’espère que le truc va fonctionner parce que là, j’ai déjà mordu sur mon budget clopes du mois de juin. Du coup, je n’ose pas acheter d’autre e-liquides.

Une fois rentrée, je me familiarise avec le fonctionnement de l’e-cig, je tête un peu dessus pour tester les sensations, mais je prends quand même la clope après repas, et les deux clopes soirée/avant dodo.

Jour 2

Je ne travaille que 3h aujourd’hui, je n’allume pas ma cigarette d’après le petit déjeuner, et j’emmène donc l’e-clope au boulot. Le manque de nicotine après la nuit se faisant sentir, je vapote régulièrement pendant deux heures tout en travaillant.

Rapidement j’ai mal à la tête, des bourdonnements dans les oreilles, pas de doute, ce truc fonctionne, un peu trop bien.

En parcourant quelques sites Internet, je comprends que je gère mal ma consommation. Il faut que je tète une ou deux longues bouffées quand l’envie de clope se fait sentir, mais il ne faut pas que je garde l’e-cig en bouche comme une sucette. J’arrête le temps de manger et de faire une sieste.

Je ne sais pas du tout comment je vais gérer ce week end, plusieurs sorties sont prévues, j’emmène un paquet de clope tout neuf, avec cependant "interdiction" d’y toucher dans l’appartement.

Je fume une cigarette au départ et à l’arrivée de mon train. Je rejoins mon mari à l’appartement, on n’y reste pas longtemps, nous avons rendez vous pour prendre un verre.

Pendant l’apéro, j’ai vapoté dans le bar, en parlant  de ma relation au tabac tout en exhibant mon gadget. Silence poli, je me fais l’effet d’une exaltée.

Je reprends une clope en plein air, après le repas. Cette dernière me procure une sensation d’inachevé, je la liquide très vite, en débloquant un vélib, mon mari s’impatiente un peu,  j’aurais aimé prendre le temps.

Je savoure néanmoins cette demi victoire de n’avoir fumé que 5 clopes aujourd’hui sur les 15 habituelles.

Jours 3 et 4

"L’épreuve" de l’appartement.

On se lève tard, on prend un gros petit déjeuner, on traîne, on a juste prévu de passer à l’épicerie américaine à République en fin d’après midi avant de rejoindre un pote pour un autre apéro dans le même quartier.

Je ne pense pas vraiment à fumer, je profite de mon époux, je suis bien.

Ce n’est que quand il va faire la cuisine que je "prends ma dose", par petites bouffées régulières d’un quart d’heure, tout en bouquinant. Je réalise combien c’est agréable de ne pas sentir le tabac, ni sur moi, ni dans l’appartement. Mon mari me fait remarquer, un peu banalement, que je suis plus agréable à embrasser. Je hausse les épaules, par pur esprit de contradiction, quoi, t’aimais pas m’embrasser quand tu fumais toi aussi, mais sa remarque me fait plaisir.

Plus tard dans l’après midi, il me confesse qu’il a une grosse envie de fumer, là, maintenant, que la semaine il s’en passe très bien, mais que le week end, c’est super dur. Je lui fais tirer sur la e-cig, il s’avoue soulagé, et n’en reparle plus.

J’ai l’impression que c’est l’hôpital qui se fout de la charité, je pense que moi aussi j’ai une putain d’envie de fumer, tu crois quoi ?

Aigreur.

On finit par rejoindre notre pote. Contrairement au copain d’hier soir, c’est un ancien fumeur aussi, il est passé par l’e-cigarette, on en discute un peu sur le chemin du bar, il a testé quelques modèles, sans réellement accrocher, il les trouvait toutes trop fortes et mal conçues. D’ailleurs, il ne fume plus beaucoup, c’est à dire qu’il s’achète un paquet quand il sort.

Je me fais la réflexion que lui, mon mari, ma mère, et quelques autres amis ont bien de la chance d’avoir pu conserver cette clope récréative, dont ils se passent très facilement hors contexte festif. Ils ne fument pas chez eux, ni au boulot. Çà ne les empêche pas de me taxer une cigarette lorsqu’on sort prendre l’air entre deux concerts, puisque c’est du récréatif :)

On termine la soirée dans l’appartement de notre pote, à refaire le monde autour d’un Mc Do, sans tabac, même si on avait évoqué le fait de pouvoir squatter le balcon, fraîchement nettoyé pour fumer.

Seconde réflexion de la soirée,  j’ai l’impression d’être l’instigatrice des penchants tabagiques de mes amis : si j’en allume une, ils suivent, si je n’en allume pas, ils s’abstiennent.

C’est assez vexant pour que je propose, en sortant, une cigarette de fin de soirée à mon mari, qui l’accepte.

Note à moi même : j’ai acheté l’e-cigarette précisément pour que mon addiction n’intervienne pas de manière néfaste dans ma relation avec mon mari, c’est totalement ridicule de ma part d’en faire un instrument de vengeance.

Résultat, toute penaude, la première clope que j’allume c’est toute seule Gare de l’Est, juste avant de monter dans le train du retour.

J’ai l’impression de fumer en cachette, de retrouver cette exaltation de l’interdit des premières clopes de mon adolescence.

Je me pose franchement la question en montant dans le train : est ce que ça t’a fait plaisir de fumer cette cigarette ? Non. Mais je l’ai quand même attendue toute la journée. Encore deux en rentrant, et je m’endors là dessus.

3 clopes aujourd’hui, total 8 sur le week end, c’est super positif, si on occulte le fait que j’ai dormi la moitié du dimanche et vapoté l’autre moitié.

C’était le début de mon "journal de vape". 

Je n’ai pas continué d’écrire, mais ça fait plus d’un mois que je ne fume plus, parce que j’ai remplacé mes camels par une cigarette électronique et du liquide composé de propylène glycol, de glycérine végétale et de nicotine, d’abord acheté dans le commerce, puis fabriqué moi même, grâce à une boutique et un forum géniaux.

Je n’avais pas l’intention de publier quoi que ce soit sur mon expérience de la cigarette électronique. Franchement, je n’étais même pas certaine que le sevrage fonctionnerait.

Et puis samedi soir, un imbécile dans un bar, en préparant sa roulée m’a lancé "ha toi aussi tu t’es mis à ce truc horrible ?" j’ai eus un sursaut de révolte, j’ai eus envie de lui dire "mais je t’emmerde, gros con." (mais je me suis abstenue parce que dorénavant j’ai décidé d’être une personne zen) et j’ai réalisé que j’étais très contente et très fière de vapoter, que mon cendrier était vide, que je n’avais plus aucun briquet à la maison, que je ne souffrais pas et qu’il serait dommage de ne pas en parler.

Dont acte.

Prochain article, retour objectif sur un mois de vapote, conseils pratiques et techniques pour ceux qui voudraient s’y mettre aussi, adresses et bon plans.


Lundimusique et l’actualité

(Esprit de l’escalier)

Ce matin, perchée pomponnée, et prête pour une nouvelle semaine, en sirotant mon thé trop chaud que je bois comme un pensum le matin par soucis d’hydratation au regard de la nuit passée sans boire et du certes petit trajet à vélo qui m’attend mais qui me fait quand même transpirer, je pensais au soleil.

Mon appartement ne capte guère la lumière qu’entre son lever et le déjeuner, 5 jours sur 7 je ne suis donc pas là pour en profiter, le samedi je sors au marché, le dimanche, je dors tard, ou bien je suis dans ma résidence secondaire parisienne, où le soleil brille surtout quand il fait gris (violons).

Je pensais au soleil et je me disais que ça serait bien, un jour, de pouvoir passer une matinée à travailler ici, chez moi, dans les lueurs dorées et blanches. Il me semble que je serais plus efficace, plus concentrée, plus prompte à ouvrir mes journaux, et à faire le tour de mes actualités.

Il est presque midi et ce matin, je n’ai encore ouvert aucun journal, je n’ai pas mis la radio, je n’ai pas lu les tweets, je ne sais pas ce qu’il se passe dans le monde, j’ai lu une remarque homophobe de Valérie Pécresse, et de consternation, j’ai cliqué par erreur sur "fermer la session."

Il était question de "démarier" les homosexuels si la loi passait. Et si ils ont des enfants, est ce qu’on les "déparentalise" ? Que dire d’autre là dessus que foutaises et grosse conne.

Pour en venir au morceau, The Rake, le héros, s’est déparentalisé en tuant tous ses enfants. Je serais bien honteuse d’avouer que c’est courageux, et que ça me réjouis.

"What can one do when one is widower
Shamefully saddled with three little pests
All that I wanted was the freedom of a new life
So my burden I began to divest
Alright, alright, alright
Alright, alright, alright

Charlotte I buried after feeding her foxglove
Dawn was easy, she was drowned in the bath
Isaiah fought but was easily bested
Burned his body for incurring my wrath
Alright, alright, alright

And that’s how I came your humble narrator
To be living so easy and free
Expect you think that I should be haunted
But it never really bothers me"


Alors, c’était bien ?

Je suis tombée sur cette série sur "le mariage, cette galère" publiée sur le très bon blog "Les Vingtenaires".

Les articles sur le banquet de noces, la demande en mariage, l’annonce aux parents, la liste des invités, etc. n’ont fait que confirmer ce que je pense depuis 5 mois : on n’a rien fait comme "il faut".

Pourtant, c’est un fait, c’était une très belle journée, réussie, sans accroc, avec des invités et des mariés joyeux.

Petit démontage des idées reçues.

Il faut : C’est l’homme qui fait sa demande. Déjà, je sens que l’année prochaine, ce "il faut" va tomber raide mort comme le slip de Christine Boutin, parce qu’il va y avoir un certain nombre de femmes qui vont demander en mariage leur charmante.

On a fait comme ça : Je lui ai envoyé un message privé sur Twitter "Tiens, on n’a qu’à se marier !" Il a dit oui.

Bon, on a mit environ trois semaines à sortir du mode "OH MAIS OUI C’EST DRÔLE C’EST PUNK ON SE CONNAIT DEPUIS 4 MOIS MARIONS NOUS  et à se poser des questions genre "Mais pourquoi donc ? Mais que vont dire les gens ? Mais tu es sûre que tu ne préfère pas faire des gang bangs" mais globalement ça s’est passé comme ça.

En résumé :  Je suis d’accord avec Les Vingtenaires, dans la vraie vie, plus personne ne fait des demandes en mariage genou à terre avec une bagouze. Par contre, pour nous, ça n’a jamais été un acte raisonné, une décision prise en conséquence d’une certaine durée de vie commune, d’un abattement fiscal, d’un projet d’achat immobilier, d’un projet de famille ou d’une étape dans notre vie de couple.

Non, on s’est vraiment mariés parce qu’on trouvait ça drôle (et aussi parce qu’on s’aime très fort).

Et puis, surtout, mais ça, c’est mon ressenti personnel, mon mari est la première personne que j’ai vraiment eut envie d’épouser, avec qui je me  sentais libre de faire ce choix là, je crois qu’en terme d’intime conviction on ne peut pas faire mieux.

Il faut : les quelques mariages auxquels j’ai pu assister, et et les sites de planification m’ont indiqué que la cérémonie se préparait un, deux, voire pour les fantasmes doctissimo trois ans à l’avance.

Pour se marier, il faut s’adresser à la mairie du lieu de résidence de l’un ou l’autre des époux, à condition d’y résider depuis au moins un mois. C’est la loi. En général les futurs époux ont une vie commune, le choix est donc vite fait. La tradition veut que le mariage se déroule dans la famille de la mariée.

Le mariage se déroule en général en trois temps : cérémonies civiles et/ou religieuses, suivies d’un vin d’honneur, suivies d’un banquet avec grandes tables, menu traiteur, et bal jusqu’au petit matin.

Les invités sont souvent hébergés sur place.

Il est d’usage que les parents participent financièrement aux frais du mariage.

On a fait comme ça : Nous avons préféré nous marier le plus vite possible, avec un délai raisonnable quand même, c’est à dire, 5 mois après la demande, le 8 septembre 2012.

Nous avons aussi décidé de financer nous même les festivités, et de laisser une corbeille à disposition des invités pendant la journée.

Nous ne vivons pas ensemble, lui à Paris, moi à  Strasbourg, une ville au demeurant adorable, mais que l’essentiel de la population s’accorde à trouver "au bout du monde".

En faisant peser le ratio centralisme / disponibilité des amis et de la famille / temps de trajet, Paris, c’était plus pratique.

Par contre, nous n’avions pas les moyens ni la place d’héberger ceux qui venaient de loin. La plupart des invités ont donc fait l’aller/retour dans la journée.

5 mois, c’est largement suffisant pour déposer les dossiers dans les mairies respectives, prévenir les proches, envoyer les invitations, acheter des tenues dans le prêt à porter, commander à boire.

C’est par contre un peu juste pour réserver une salle en région parisienne, engager un DJ, un traiteur, choisir la décoration, commander une robe de mariée traditionnelle, faire des photos de mariage professionnelles et que les proches aient le temps de digérer le fait qu’on décide de se marier 6 mois après avoir consommé une rupture, avec quelqu’un de totalement inconnu jusqu’alors.

En pratique :  On est partis sur l’idée "pique-nique communautaire" : nous avons demandé aux invités d’amener quelque chose à grignoter et à partager avec les autres convives, tandis que nous nous engagions à fournir le champagne.

J’ai parié qu’en choisissant le week end précédant mon anniversaire, il ferait beau. Il n’a jamais plu aux alentours de mon anniversaire, c’est un fait avéré depuis 32 ans, j’avais la CONFIANCE. Et j’ai eus raison.

Paris ne manque pas de jardins public, et comme le mariage se déroulait à la mairie du XIIIe arrondissement, nous avons choisi le parc de Bercy, spacieux, plutôt agréable, et bien desservi par les transports en commun.

Nous avons acheté une trentaine de flûtes a champagne chez Tati, et emprunté le reste à des amis. Trois grandes nappes en papier ont été disposées sur l’herbe pour accueillir la nourriture apportée par les convives. Nous avons utilisé un sac isotherme rempli de bouteilles congelées pour garder le champagne au frais. Pas de bière ni de vin blanc à cause de la chaleur, et les amateurs de soft pouvaient aller se désaltérer aux fontaines publiques du parc. Les invités ont mangé avec les doigts.

Pour terminer la journée, nous avons eu la chance d’obtenir un coin de salle et un buffet de charcuteries et de crudités dans un bar-boite épatant http://www.auxpetitsjoueurs.com .  Mes témoins nous ont offert une pièce montée en chou à la crème que nous avons partagé avec les autres clients du bar. C’était un moment très joyeux !

C’est la location de la salle qui a représenté le gros de notre budget mariage,  qui se chiffre au total aux alentours de 2000€, tenues des mariés inclus.

En résumé : On a assumé jusqu’au bout le côté expéditif et do it yourself de ce mariage.

On a décidé qu’on ferait ça pour nous, de façon foncièrement égoïste, et que si les gens étaient choqués, ils n’étaient pas obligés de venir.

Au final, quasiment tout le monde est venu. Les absents étaient pour la plupart engagés ailleurs, mais nous savons aussi que nous avons toute la vie pour nous réjouir avec eux.

La formule pique-nique, en plus d’être économique, a permis à chacun de se mélanger de façon conviviale : pas de plan de table figé, tout le monde circule, s’assoie un moment dans un groupe et partage un verre, un morceau de fromage, un éclat de rire.

C’était particulièrement pratique pour briser la glace entre nos deux familles ne s’étaient jamais rencontrées, surtout pour moi qui ai vu mes beaux-parents pour la première fois le matin même devant la mairie.

A la fin du vin d’honneur-banquet de mariage, pas de salle à ranger et à rendre impeccable sinon tu t’assoies sur ta caution, il suffit juste de trier le consommable du périssable, d’envoyer les gros bras au conteneur à verres, et de ratisser l’espace pour ramasser tous les déchets. Merci aux copains compatissants qui nous ont aidé à ramener la nourriture à l’appartement.

Alors oui, avec le recul ça manqué de musique, mais primo, le lieu ne s’y prêtait pas, secundo, j’avais une entorse, tertio, je ne sais pas danser de toute façon, plutôt crever que de montrer ma balourdise à tout le monde.

Mais je crois pouvoir affirmer que personne ne s’est ennuyé, et que, dans le cas contraire, on s’est tranquillement allongé dans l’herbe, avec une veste en guise d’oreiller pour faire la sieste au soleil tout l’après-midi, et que ça n’a dérangé personne.

Alors, c’était bien ?

Ho oui, c’était exactement comme je l’avais imaginé.

Mon mari était beau comme un trafiquant de narcotiques, j’ai compté vingt borsalinos et 5 chapeaux vraiment foufous, c’est totalement dingue le nombre de sourires béats que je note en regardant les photos.

J’adore les pique-niques. Si j’avais eus une maison avec un jardin on aurait fait un mariage curry wurscht frites. Plutôt crever que de rester le cul vissé devant son assiette à sourire bêtement en attendant que le témoin fasse un discourt, ou qu’on te chante un couplet d’une chanson célèbre réécrite pour l’occasion en ton honneur.

J’ai passé une après-midi extraordinaire, j’ai revu avec émotion mes vieux copains des Internets depuis facile 2003, j’ai discuté avec mes tantes rousses, j’ai fait peur à mes petit-cousins, j’ai embêté mon papa, j’ai promené ma maman chez tout le monde en disant vous voyez la MILF blonde canon ? C’est ma mère hiiiiii. J’ai mesuré la chance incroyable d’avoir des amis pareils en guise de témoin, Henri et Marie, c’est la deuxième fois que vous me faites le cadeau de votre présence rien que pour moi, pour ma fête et pour ma journée, vous êtes juste merveilleux.

Je n’ai pas trop vu mon mari, jusqu’à ce qu’on se mette au lit vers 2h du matin, et qu’on se regarde les annulaires en rigolant bêtement.


2012 : 32 ans et la lumière dans ma tête

Je n’ai pas réussi à me mettre sur mon 31 l’année dernière.

Non pas que 2011 ait été une année creuse, mais alors que la date de publication anniversaire approchait, j’ai senti que j’avais perdu le contact avec tout ce qui me donnait envie de lancer des lignes de vie auparavant.

Il s’en est fallut de peu pour que je remballe définitivement mes filets. J’ai recommencé, timidement, à me parler ici.

Si je reviens aujourd’hui, jour de mes 32 ans, c’est parce que cette année a effacé la précédente.

J’ai longtemps hésité, j’ai fais beaucoup d’erreurs et causé beaucoup de peine, et puis on s’est choisit, j’ai un mari maintenant, depuis deux jours, et ça ne me fait pas bizarre, c’est juste que ça devait être ainsi, depuis longtemps, je crois.

Je déteste la niaisierie, la guimauve, et toutes ces conneries que se disent les amoureux le soir quand les lumières sont éteintes, lorsqu’on est ivre de sommeil et qu’on peut tout s’avouer, mais j’ai vraiment l’impression d’avoir enchaîné nécessairement les brouillons d’hommes pour parvenir à celui là. On va se faire une belle vie tous les deux, j’y crois, cette fois ci, oui, j’ose.

J’ai passé l’année à tester ma nouvelle direction. J’ai longtemps tergiversé, est ce qu’il ne me prenait pas pour une idiote, est ce que je pouvais lui faire confiance, est ce qu’on n’était pas un peu perchés dans la nouveauté d’une relation professionnelle naissante, mais non, ça colle bien, malgré les clashs, les projets avortés, mes excès de confiance en moi et mes doutes sur mes capacités, j’ai fais mes preuves. Je mesure la chance de passer 35h de ma vie par semaine dans un endroit où on me donne les moyens de réussir.

J’espère que les finances tiendront, qu’on ne va pas être obligés de tout bazarder à cause des subventions de plus en plus tenues, parce que cette boite fait du bon travail, du nécessaire, qui vaut la peine.

J’ai aussi noué d’autres engagements, citoyens, politiques. Il m’a fallut du temps pour regarder en face les plaies sociales, mais je m’y mets, à mon rythme, avec mes compétences. C’est d’en bas que viendra le changement.

J’ai enfin le sentiment de n’avoir pas été une amie exemplaire cette année. J’ai quand même semé quelques graines, mais j’ai le sentiment qu’il va me falloir les arroser avec attention, tendresse et écoute pour qu’elles portent leurs fruits, quoique leur présence avant hier a fait de beaux bourgeons, que j’ai apprécié de tout coeur, moi qui n’aime pas les fleurs.

Je suis patiente, maintenant. Tout viendra à point, tant que j’aurai de la lumière dans ma tête et toi dans mes bras.


Pourquoi je suis pirate.

Une petit caillou sur une totale absence de conscience politique.

Je suis née dans une famille relativement apolitique.

Mon grand père paternel a servi le Général de Gaulle au début des années 60 en tant que Garde Républicain. Au delà de l’admiration qu’il portait au personnage, et des anecdoctes mondaines que m’a rapportée ma grand mère à son sujet, je crois pouvoir dire qu’il se situait à droite sur l’échiquer politique.

Par conséquent, j’ai longtemps cru que mon père, par tradition, l’était aussi. Gendarme, il a poussé le devoir de réserve jusqu’à la table familiale, et la politique n’était pas un de ces sujets qu’on abordait facilement. Il a toujours soutenu "son" ministre de la Défense, quel que soit son bord politique, mais c’est ma mère qui m’a dévoilé récemment qu’il avait l’habitude de voter  socialiste. Quand à elle, après avoir docilement suivi le vote de son mari (avec quelques écarts écologistes pour les grands rendez vous électoraux), elle s’est d’avantage politisée après son second mariage, jusqu’à se passionner l’année dernière pour les Primaires Socialistes, et me téléphoner, folle de bonheur, le 6 mai au soir.

Nous, les enfants, n’avons jamais été très politisés, donc. Ni militants. Ni très interessés par tout ça.

Mon premier scrutin : les Européennes de 1999. Complètement paumée, je ne me souviens plus du bulletin que j’ai mis dans l’urne. J’étais simplement fière, je crois d’être légalement autorisée à le faire.

Au premier tour des élections présidentielles de 2002, mon petit ami de l’époque et moi même nous n’allons pas voter et nous passons la journée au bord d’un lac  à pique niquer avec un couple d’amis et leur chien.

Le soir en voyant les résultats il me pousse une conscience politique comme un troisième bras effrayant.

Je passe deux semaines à pseudo militer, je scande la chanson de Saez, 15% pour l’horreur, 15% pour la peur, je participe à des sittings, je vais à des débats, je discute de manière enflammée avec mes amis internautes.

Le grand mec aux pommes est réélu, on fait contre mauvaise fortune bon cœur, on a conscience d’avoir échappé au pire, mais on ne sait pas que le pire est à venir.

Bien que galvanisée par l’esprit de ces deux semaines, j’ai finalement renoncé à chercher à m’engager dans un quelconque parti politique, parce que je n’en trouvais pas un à ma mesure.

En 2007, j’assiste plutôt mitigée à la victoire de Nicolas Sarcozy. Je n’aime pas le bonhomme, je n’adhère pas à ses idées, mais je ne suis pas non plus convaincue par la candidate socialiste. J’ai voté Bayrou au premier tour, je ne m’en cache pas, je suis toujours aussi indécise. Mais quelque chose dans le système politique commence doucement à me déranger, quelque chose qui va peu à peu se transformer en révolte durant les 5 ans de mandat.

Pendant la campagne électorale de 2012, je comprends que, ce qui me dégoûte profondément, c’est cette façon de faire de la politique. Je suis chaque jour d’avantage navrée par les propos proférés par l’ensemble des politiques.

Je suis par contre très intéressée par les débats autour du "vote utile". J’ai envie de soutenir au premier tour un "petit parti", le NPA. Malgré son manque de charisme médiatique, Philippe Poutoux répond à la plupart de mes questions, d’avantage que Mélenchon, la superstar du web.

De toute façon, depuis le début de l’année 2011, la politique et la vie régionale m’intéressent d’avantage. J’ai eus la chance d’être tirée au sort pour faire partie du Conseil de mon quartier. Je suis motivée par la démocratie locale. Il me semble que, quand les citoyens ont l’opportunité de s’exprimer, ça fonctionne bien, même si on est forcément limités au CQ sur des affaires très locales.

Moi, en tant que cycliste c’est l’aménagement du territoire et les transports qui me passionnent, et j’essaie de mettre mon grain de sel dans les discussions aussi souvent que possible.

C’est la première fois que j’ai l’impression d’être compétente dans un domaine qui touche à la citoyenneté. C’est extrêmement gratifiant, et ça me donne envie d’aller plus loin.

Au mois de mars 2012, je découvre, via un tweet, les apéros du Parti Pirate. Ça me rappelle les cafés débats auxquels j’ai participé en 2002, et les Word Cafés sur l’écosolidarité territoriale  que j’ai pu co-organiser dans le cadre de mon travail. J’aime bien cette forme de discussion conviviale, et je sors de mon premier apéro pirate séduite par l’ambiance, les gens, et surtout, les idées.

J’adhère à la section locale, après tout, ça ne mange pas de pain.

Début avril, j’accepte de me lancer dans l’aventure des législatives, un peu sur un coup de tête, en tant que suppléante pour la 1ère circonscription du Bas Rhin.

Depuis un mois, entre apéros, mailing lists, avis sur les pads collaboratifs, vote via la plateforme de démocratie liquide, je sens que j’ai pris la bonne décision.

Adhérer au Parti Pirate m’a donné l’occasion de mettre en avant des idées, des valeurs, que je n’arrivais pas à exprimer dans d’autres formations politiques. En tant que suppléante, j’ai envie de m’engager pour une autre démocratie, plus participative et pour un développement durable citoyen.

Les thèmes qui me tiennent à coeur ?

  • L’instauration d’une allocation universelle qui permettrait à chacun de s’engager dans des projets personnels ou communautaires.
  • La consommation responsable, afin que chacun, quel que soit son niveau de vie, puisse bénéficier de produits, bien et services issus d’entreprises locales, qui favorisent la réinsertion professionnelle et le respect de l’environnement.
  • Le partage légal des oeuvres numériques, afin que chacun puisse s’échanger des fichiers numériques en toute liberté, comme on s’échange des livres (via le Bookcrossing par exemple) , des DVD ou des CD.
  • Le développement des modes de transport urbains doux. Cycliste militante, j’ai la chance de bénéficier à Strasbourg de conditions de transports exceptionnelles pour me déplacer en vélo. Cependant, je regrette le manque d’implication de nos politiques actuels pour valoriser la place du vélo en ville, et inciter les citoyens à privilégier la bicyclette. Je milite notamment en faveur de l’indemnité vélo pour les salariés, qui est déjà mise en place dans des pays de l’Union Européenne comme la Belgique.

Je ne sais pas si ce texte vous aura donné envie de voter Pirates les 10 et 17 juin, j’avais juste envie d’expliquer les raisons de mon engagement, mais vous pouvez vous informer ci dessous.


Wedding bingo

Florilège des réactions.

  • Mais vous allez faire comment ?
  • Déjà ?
  • Mais… Je ne comprends pas.
  • Ce n’est pas conventionnel.
  • Tu y as réfléchis ? Longtemps ?
  • Non, mais c’est bien. Mais si j’avais une chaise ce serait mieux.
  • C’est un engagement, faut pas le prendre à la légère.
  • Hiiiii
  • Tu te fous de moi ?
  • C’est quoi cette histoire encore ?
  • C’est une blague ?
  • Je ne te crois pas.
  • HEIN ?!
  • Regarde moi dans les yeux et répète moi ça calmement.
  • Mais c’est pas un peu précipité ?
  • Avec qui ?
  • T’es enceinte ?!
  • T’es sérieuse ?!
  • WHAT THE FUCK !!!
  • Mais je croyais que tu étais contre ?!
  • Mais je croyais que tu étais poly ?!
  • Mais pourquoi ?!
  • On le connait ?
  • Tu plaisantes ?!
  • Tu déconnes ?!
  • C’est vrai ?!
  • T’es sûre ?
  • Et c’est maintenant que tu le dis ?
  • Tu vas déménager ?
  • Il va déménager ?
  • Mais il sort d’où ?
  • Mais ça date de quand, cette histoire ?!
  • C’est quelqu’un qui m’a dit, c’est vrai ?!
  • T’aurais quand même pu le dire autrement.
  • Nan, je te crois pas, pas toi.
  • Tu fais vraiment rien comme les autres filles, toi.
  • Tu ne respectes rien.
  • Arrête tes conneries.
Edit : j’ai ôté ma phrase de commentaire qui virait à l’aigre. Avec le recul, ces remarques sont si drôles et si représentatives de nous que nous allons les mettre sur les faire part.
Merci à tous \o/

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